S1
Le profil plat sur les 115 derniers kilomètres, sans difficulté répertoriée après le Col des Près (sommet à 125 km de l'arrivée), pousse la plupart des formations de sprinteurs (Alpecin-Premier Tech, NSN, Lidl-Trek, Decathlon CMA CGM, XDS Astana, Cofidis, Uno-X Mobility, Team Jayco AlUla, Team Picnic PostNL, Lotto Intermarché) à contrôler le peloton pour amener leurs leaders au sprint. Plusieurs sprinteurs affichent une aptitude plat élevée et une forme récente solide : Olav Kooij (aptitude 77, vainqueur de l'étape 5, deux fois 2e), Jasper Philipsen (75, trois top 4 récents), Biniam Girmay (75, plusieurs podiums) et Mads Pedersen, leader du classement par points avec 417 pts, qui défendra son avance sur Philipsen (386) et Girmay (361) au sprint intermédiaire de Colombe (km 147) puis à l'arrivée.
Favorisés : Olav Kooij, Jasper Philipsen, Biniam Girmay, Mads Pedersen, Max Kanter
Échec si : Un rapport de force équilibré entre équipes de sprinteurs, sans formation clairement dominante, peut retarder l'organisation de la chasse et laisser une échappée aller au bout, d'autant que la chaleur (30°C) sur 174,7 km use les trains de sprint avant la ligne.
S2
De nombreuses équipes sans ambition de sprint ni de général (Tudor Pro Cycling, TotalEnergies, EF Education-EasyPost, Uno-X Mobility, Cofidis via ses baroudeurs, Groupama-FDJ United) visent précisément ce type d'étape de transition pour tenter une échappée, comme le souligne la presse en la présentant comme une « dernière chance » pour les non-grimpeurs avant les Alpes. Des coureurs déjà distancés de plus de 20 minutes au général (Jordan Jegat +22:50, Yannis Voisard +24:18, Lennert Van Eetvelt +1:39:52, Julian Alaphilippe +4:04:57) ne représentent aucune menace pour le maillot jaune et peuvent partir sans provoquer de réaction de l'équipe de Pogačar ; seules les équipes de sprinteurs ont alors intérêt à revenir sur l'échappée pour offrir un sprint à leurs leaders.
Favorisés : Julian Alaphilippe, Marc Hirschi, Yannis Voisard, Jordan Jegat, Mauro Schmid
Échec si : Si les équipes de sprinteurs, malgré leur profil disparate, parviennent à s'organiser collectivement sur les 174,7 km, l'écart est repris avant Voiron, ce qui reste l'issue la plus fréquente sur un tracé aussi plat.
S3
Le bulletin météo annonce un vent moyen de 22 km/h de secteur nord avec des rafales à 31 km/h en début d'après-midi, des conditions qui pourraient fragmenter un peloton mal positionné si le vent devient traversier sur certaines portions exposées avant Voiron. Les rouleurs les plus solides (Mathieu Van der Poel, Kévin Vauquelin, Thymen Arensman) seraient les mieux placés pour profiter d'une éventuelle cassure.
Favorisés : Mathieu Van der Poel, Kévin Vauquelin, Thymen Arensman
Échec si : Les données horaires fournies montrent un vent qui retombe à 11-13 km/h au moment de l'arrivée prévue (17h28), et aucun risque de bordure spécifique n'est signalé dans le bulletin météo ; sans confirmation d'une orientation défavorable de la route, le peloton devrait rester groupé.
S4
Avec 30°C annoncés sur la majeure partie du parcours et 174,7 km à parcourir au lendemain d'un contre-la-montre disputé à fond par plusieurs cadors (Evenepoel, Pogačar), la chaleur peut fatiguer les trains de sprint avant la ligne, ouvrant une fenêtre à un groupe réduit de puncheurs ou à une échappée bien construite plutôt qu'à un sprint totalement massif.
Échec si : Le profil ne comporte aucune difficulté dans les 115 derniers kilomètres et les prévisions horaires ne montrent aucun pic de chaleur supplémentaire en fin de course (30°C stable jusqu'à l'arrivée), ce qui limite le risque d'une sélection par la seule chaleur.